Comment faire du compost ?

Sherlock Topousse décrypte votre Jardin

 

Comment faire du compost ?

 

 

Aujourd’hui, notre détective répond aux questions et s’attaque à un sacré dossier : le compost ! Une pratique qui fait de plus en plus d’adeptes, mais qui n’est pas toujours facile à aborder tant les méthodes des uns et des autres se suivent mais ne se ressemblent pas. Certains l’appellent terreau, d’autres engrais ou humus.

Un potager c’est bien, mais jardiner ET composter, c’est mieux !

Réutiliser nos déchets de la cuisine et du jardin pour nourrir nos fruits et légumes, c’est non seulement gratuit, et c’est pile dans les principes de la permaculture : utiliser les ressources, et utiliser les déchets pour produire un amendement, mais aussi très valorisant pour le jardinier.

Le compost est avant tout une ressource magique pour votre jardin. Dans 1 gramme de compost, il y a 2.5 millions de micro-organismes vivants (soit autant que d’habitants en Bourgogne Franche Comté !). Ces petites bêtes vont travailler pour vous, à votre place et gratuitement pour vous fournir une sorte d’engrais très riche dont vos légumes, fruits et autres plantes vont raffoler.

Allez c’est parti, dans quelques lignes, vous saurez comment faire votre compost !

 

On met quoi dans le compost ?

 

 

C’est facile, notre modèle c’est la Nature. Elle ne trie pas, donc tout ce qui est d’origine naturelle et biodégradable peut être composté.

La règle pour réussir : l’équilibreA la louche, 50% de carbone et 50% d’azote – mélangez et remuez le tas chaque semaine, sans oublier de garder un niveau d’humidité suffisant. Attention, cette notion d’équilibre est essentielle !

L’erreur du débutant (ou du tête en l’air), c’est bien souvent de donner toutes ses épluchures de fruits et légumes au compost, sans penser à compenser avec des déchets carbonés (papier journal, boîte d’œufs, etc). Et là, patatra ! C’est l’indigestion : votre compost sent mauvais, et attire les mouches. Bzzz !

Un grand maître composteur tibétain m’a dit un jour : “Si ça pue, c’est foutu !”. Rassurez-vous, ce n’est jamais perdu. On va vous aider !

Déchets ménagers pour compost

Psssst : Pour les morceaux durs (branches, trognons de brocolis, coquilles d’œuf, ..) + vous les coupez en petits morceaux, + le compost ira vite et mieux !

Élémentaire ….

Pour avoir la liste complète des éléments à mettre ou non dans le compost, tous les trucs et astuces, retrouvez notre dossier complet : Inscrivez vous gratuitement à notre feuille de choux (tout en bas de la page) et vous recevrez ce dossier ainsi que tous les prochains.

C’est quoi un déchet azoté ? Et un déchet carboné ?

Les déchets dits “carbone” sont des déchets secs, durs, sombres. Ils sont riches en énergie et sont généralement de couleur marron, par exemple:

  • les feuilles mortes
  • le carton et le papier
  • le bois

En revanche, les déchets dits “azote” sont humides, souples, colorés. Ils sont riches en protéines et généralement de couleur verte, par exemple:

  • les fruits et légumes et leurs restes / épluchures (même s’ils sont moisis et abîmés)
  • La tonte de pelouse et autres tailles bien fraîches
  • Les fleurs et les plantes vertes

 

On ne met rien d’autre ?

 

Mais si! copions la Nature, la diversité est source de richesse et de réussites.

Le composteur aime manger équilibré, faites lui goûter un peu de tout, en quantité raisonnable, par exemple :

  • les coquilles d’oeufs, pour les sels minéraux
  • La cendre, mais une pincée ! (comme du sel à table!)
  • le marc de café, thé ou tisane, les vers de Terre adoooorent une bonne boisson chaude !

 

Donc on peut tout composter ?

 

Non ! pas tout, certaines choses auront peu ou aucune chance de se transformer en compost. Même avec beaucoup de volonté et d’amour !

On ne met JAMAIS (hop ! en poubelle de tri !):

  • Le plastique ou le verre (non biodégradable)
  • Les cendres de charbon
  • Un animal mort
  • Un animal vivant non plus !!
  • Du thuya

Attention, seulement quand vous serez expert en compostage, et on fera une enquête spéciale là-dessus:

  • La viande et le poisson
  • L’huile
  • Les os et les coquillages
  • Les plantes malades
  • Les pipis/cacas d’animaux de compagnie et d’humains (même les mignons !)
  • Des aiguilles de pin

Pssst: Le risque, c’est que les germes et les maladies survivent à votre compost et que vous attiriez des petites bestioles poilues.

 

Le compost doit être humide ou sec ? 

 

Ni trop ni trop peu

  • Prenez une main humaine à 6 doigts maximum
  • Attrapez une poignée de compost, ça ne mord pas (normalement…), allez y !
  • Serrez fort
  • Observez le liquide qui s’écoule entre vos doigts, il y a 3 choix :
    • C’est le Sahara, aucune goutte à l’horizon → votre compost est trop sec !
    • C’est les chutes du Niagara, ça coule → votre compost est trop mouillé  !
    • Quelques gouttes perlent sur vos doigts → c’est parfait, Bravo !

Pssst: L’eau, source de vie, garantit la décomposition, mais gardons l’équilibre !

Et pour la température ? 

 

Le compost a besoin d’un coup de chaud

  • Après un ajout important de matière organique à votre compost (par exemple après avoir tondu le gazon), plantez une tige métallique dans votre bac (un piquet de parasol par exemple).
  • Les jours suivants, aller lui prendre la température: Sortez la tige et touchez la partie qui était dans le compost.
  • Magie : la température monte de + en + jour après jour. Attention à ne pas vous brûler, ça peut monter à 60°C.
  • C’est très bon signe, il y a de la vie là dessous !

 

Pour comprendre le processus complet de compostage et pour toutes nos infos détaillées sur le compost, retrouvez notre dossier complet : Inscrivez vous gratuitement à notre feuille de choux (tout en bas de la page) et vous recevrez ce dossier ainsi que tous les prochains.

 

Concrètement, comment composter à la maison ? On prend n’importe quel bac ?

 

Hola jeune pousse, on repose tout de suite le coffre à jouets des enfants ! Même si la tentation de recycler les gros bacs en plastique de la maison est forte, on préfèrera choisir un composteur prévu à cet effet :

  • pas trop petit, pour éviter au compost et aux vers de prendre froid l’hiver ou chaud l’été
  • pas trop gros, pas trop petit, adapté à votre famille et jardin, pour être sûr de pouvoir le remplir. (La moyenne étant 300 litres)
  • un composteur en bois non traité et résistant aux intempéries, qui allie esthétique, solidité et écologie
  • une face avant démontable facilement, afin de pouvoir vérifier régulièrement l’état du compost, de le vider et de le remplir sans se casser le dos
  • un couvercle facile à ouvrir et fermer, protégeant de la pluie et du soleil
  • posé à même la terre, pour que les vers et autres petits animaux puissent s’y installer paisiblement !

Il ne reste plus qu’à trouver le composteur qui réunit toutes ses conditions ! Et ça tombe bien, il nous semble bien en avoir vu un par ici, qui en plus est made in local!

Composteur en bois

Dans l’idéal, nous vous recommandons de commencer avec deux bacs à compost : un premier qui sert à constituer le compost, et un second pour faire maturer le compost déjà constitué.

Pssst:  pensez à garder une réserve de déchets carbone à l’abri (les feuilles mortes, le carton de vos livraisons,… à l’abri de la pluie), et à proximité de votre compost. C’est la meilleure astuce pour bien penser à équilibrer déchets azotés et déchets carbonés !

Pour avoir nos conseils sur la taille du composteur à choisir, l’emplacement à lui réserver et toutes nos infos détaillées sur le compost, retrouvez notre dossier complet : Inscrivez vous gratuitement à notre feuille de choux (tout en bas de la page) et vous recevrez ce dossier ainsi que tous les prochains.

Qu’est-ce que je fais quand mon bac à compost est plein ? Je le vide dans le potager ?

 

Oh, oh ! Votre premier bac est déjà plein ? Bravo !

C’est maintenant que les choses sérieuses peuvent commencer !

  • Soulevez le couvercle et couvrez le compost avec de la paille,
  • Laissez votre compost se reposer encore 1 mois,
  • Réveillez-le en grandes pompes : sortez le compost, retournez-le (pour l’aération)  et observez-le.
  • Vérifiez l’humidité, s’il semble un peu sec, arrosez-le légèrement.
  • Il est maintenant prêt à retourner dans son bac, pour maturer pendant 5 à 6 mois. Allez, au dodo !
  • On le réveillera au printemps prochain.

Psssst : Si le bac se remplit trop ou pas assez vite, la taille n’est sans doute pas adéquate. 

 

Un autre conseil permaculture pour la route ?

 

Utilisez vos sens: Regardez votre compost, touchez-le, sniffez-le (mais noooon, ne le mangez pas !!) !

Pour vérifier son état de santé, bien sûr. Mais aussi parce que votre compost est au moins aussi extraordinaire que vous (si, si !). C’est un mini-univers à lui seul (la Bourgogne Franche Comté on vous a dit !) : il se décompose selon un cycle naturel, et abrite toute une colonie d’insectes couchsurfers à leurs heures perdues – et qu’il ne faut absolument pas déloger !

On est persuadé que plus vous serez curieux, plus vous serez passionnés par votre compost. C’est le secret pour le réussir !

A vos épluchures, et à vous les récoltes !

Et c’est tout ?

Presque !

Retrouvez nos autres articles qui traitent simplement de tout ce qu’il faut savoir sur le compost :

  • C’est quoi le compost ? Comment ça marche ? je vous raconte la magie derrière ça !
  • Les maux du compost. Au secours, mon compost fait une drôle de tête, il dégage des odeurs ! Aidez-moi !
  • Comment utiliser son compost ? Ben oui, on ne le fait pas QUE pour le plaisir, ça va vous rendre beaucoup de service.

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